• 2013-10

    séance 10

    (suite du chapitre IV)

     

     

    II LA SCOLARISATION AU XXe SIECLE

     

     

    A) L’évolution en chiffres

     

    Avant de distinguer les niveaux de la scolarité, une première donnée à fixer, c’est la très grande progression des effectifs d’élèves dans les années 1960 et 1970. C’est ce qu’on appelle dans un premier temps le « choc scolaire », ou plus couramment encore l’ « explosion scolaire » (expression de Louis Cros), et, dans un second temps, la « massification » du secondaire (le supérieur suivra une décennie plus tard). Cet accroissement a deux causes simultanées et convergentes : d’une part le baby boom de l’après guerre : il y a beaucoup plus d’enfants à mettre à l’école ; et d’autre part la prolongation de la scolarité obligatoire : ces enfants doivent rester à l’école de plus en plus longtemps. Au total, élèves du primaire, du secondaire et du supérieur confondus, il y a en 1938 : 6M,579000 élèves ; puis, en 1958, à la veille des grandes réformes de la Vème République, ce chiffre se monte à 9M,150 000, et en 1978, après les dites réformes, c’est 13M,295000 élèves.

    Si on décompose ces chiffres par niveaux, cela donne (je prends ces chiffres dans A Prost,  cette fois le volume cité de l’Histoire de l’éduction et de l’enseignement, t. IV, « Depuis 1930 »,  tableau 1.1, p. 161.2, p. 17  :

     

    Tableau 1 : nombre d’élèves en 1938, 1958, 1978

     

     

    Ecole maternelle

    Enseignement  élémentaire

    Enseignement secondaire (collèges et lycées)

    1938

          396000

    5M,254000

            512000 

    1958

          806000

    6M,023000

    1M, 196000 

    1978

    1M,859000

    5M,432000

    4M, 018000

     

    Pour comprendre ce phénomène inédit, il faut tout d’abord rappeler quelles sont les réformes en question, et quelle évolution institutionnelle, tout à fait importante et décisive, elles ont engendré. C’est en effet l’évolution au terme de laquelle est abolie la séparation entre les deux « ordres » que constituaient le primaire pour le peuple et le secondaire pour les notables et en vue de la formation des élites. Cette abolition a elle-même une histoire, puisque la situation ancienne, de séparation, quasi ségrégative, commence de faire problème au moins dès l’après guerre de 1914, ce que traduit notamment le manifeste intitulé « L’université nouvelle », rédigé par un groupe d’ancien combattants, souvent intellectuels, qui voulurent prolonger l’esprit de fraternité dont ils avaient fait l’expérience douloureuse au combat, dans les tranchées. On peut aussi considérer que le mouvement était lancé par plusieurs mesures certes limitées mais significatives, en particulier le rapprochement, décidé sous le front populaire, par Jean Zay, entre les Ecoles primaires supérieures (qui prolongeaient l’école primaire communale), et les lycées et collèges, en donnant aux EPS le même programme que ce qui est devenu au même moment un premier cycle du secondaire (lequel comporte donc deux cycles). En 1941 le régime collaborationniste de Vichy  (intitulé « Etat Français ») et le ministre Carcopino avaient ensuite pris la même option en intégrant les EPS au second degré et en les rebaptisant « collèges modernes » (coexistant alors avec les « cours complémentaires », qui étaient une variante parallèle aux EPS en quelque sorte). Tout cela permet donc de comprendre que l’augmentation des effectifs scolarisés dans le secondaire est déclenchée et assez sensible dès avant la Ve et même la IVe République : vous le voyez, le mouvement est parti de plus loin, et il tient à l’évolution sociale en général. C’est ce qu’il ne faut pas oublier

    Néanmoins, ce mouvement prend toute son ampleur, après la seconde guerre mondiale. Deux événements ont été marquants à ce titre. 1) Le point de départ de ce mouvement de démocratisation, c’est, un an après l’accession au pouvoir du Général De Gaulle, l’ordonnance prise par le ministre Berthoin, le 6 janvier 1959, qui fixe à 16 ans la limite de la scolarité obligatoire. J’y faisais allusion en commençant. Cette mesure concerne les enfants nés depuis le 1er janvier 1953, donc elle entre en vigueur en 1967. 2) A partir de là, est impulsée une modification très importante des structures institutionnelles : en 1959 en effet, on transforme les Cours complémentaires et les Ecoles Primaires Supérieures en Collèges d’Enseignement Général (CEG). Voilà donc l’institution qui accueille les enfants dont la scolarité obligatoire est désormais plus longue. Et c’est bien l’instrument fondamental de la massification.

    Suivra en 1963 la création, par le ministre Fouchet, des Collèges d’Enseignement Secondaire (CES). Fouchet regroupe l’ensemble du premier cycle secondaire, c’est-à-dire ce qui va de la 6ème  à la 3ème, dans des établissements autonomes, qui peuvent être les CEG de 1959, mais qui sont aussi de nouveaux établissements, les CES précisément. Alors, et c’est décisif, les lycées doivent perdre leur premier cycle – de même qu’en 1945 ils ont perdu leurs  classes primaire (les « petites classes », des « petits lycées »), supprimées par une ordonnance du  3 mars 1945, quoiqu’elles avaient ensuite continué à prospérer (le débat était ancien lui aussi  comme l’explique A. Prost dans l’autre ouvrage, L’enseignement en France, op. cit., p. 412-413, puisque, dès 1925, on avait assimilé les professeurs de ces classes aux instituteurs ; et en 1927 on avait mis leurs programmes en conformité avec ceux des écoles primaires). Dans le même temps, logiquement, les écoles primaires perdent leurs classes de fin d’études, c’est-à-dire les deux années après le CM2 pour préparer le certificat d’études (en 1958-59 ces classes accueillaient encore 778000 élèves).

    Désormais par conséquent, l’ensemble de la population enfantine entre au collège, et après seulement elle est orientée (mais on s’oriente aussi en fin de 5ème). Si bien que, non seulement la durée des études s’allonge, mais, en plus, tous les enfants sont censés fréquenter les mêmes établissements. Ne perdez pas de vue que c’est la complémentarité de ces deux données qui est  à la base de notre système éducatif. La situation ainsi créée dure jusqu’à aujourd’hui. Et c’est dans ce sens que le ministre Haby, en 1975, imprime une nouvelle modification de ce premier cycle du secondaire en créant le collège unique, c’est-à-dire le Collège... tout court, que nous connaissons (mais qui est actuellement mis en cause). Haby, en unifiant CES et CEG sous la nouvelle dénomination de « Collège », supprime les filières, y compris les classes de transition (pour les élèves en difficulté voire en perdition). Après la 3ème, tous les établissements s’appellent lycées (lesquels, ne comportent donc plus que le second cycle du secondaire, auquel s’ajoutent les classes préparatoires aux grandes écoles, ou les classes préparant au brevet de technicien supérieur). Les Collèges d’enseignement technique, quant à eux,  deviennent des Lycées d’enseignement professionnel.

    Berthoin avait aussi instauré un cycle d’observation d’une durée de deux ans, en 6ème et 5ème, cycle qui devait permettre de déterminer quels élèves seraient assignés à telle ou telle filières. Mais en fait, ce cycle faisait partie intégrante des établissements où il était implanté, lycées ou CEG, et du coup, les élèves qui s’y trouvaient y restaient, ce qui aboutissait à réduire le cycle dit d’observation à un trimestre (sans latin). En réalité dans les CES (et les CEG restants), il y avait quatre filières : a) classique, avec latin ; b) moderne long, assuré par des profs du secondaire ; c) moderne court, assuré par des maîtres du primaire supérieur ; d) classes de transitions suivies des quatrièmes « pratiques », qui débouchent sur la vie active ou les CET, au mieux.

     

    En résumé, on a, à partir de Berthoin, quatre types d’enseignement après 14 ans : deux longs et deux courts. D’une part un Enseignement long (avec : 1. lycées et collèges qui deviennent « lycées classiques et modernes » et conduisent au bac ; et 2. lycées techniques, qui succèdent aux collèges techniques : enseignement technique long qui conduit à un niveau égal au bac, celui du brevet de technicien). Et d’autre part on a un Enseignement court : 1) les centres d’apprentissages rebaptisés Collèges d’Enseignement technique (CET), qui préparent au CAP ;  et  2) les CEG qui succèdent au Cours complémentaires et EPS. Tout ça est un peu touffus, j’en conviens…

    La Vème République a donc vu, avec les collèges, la naissance d’une « école moyenne » (ce terme n’est pas très courant en France), avec les quatre années de cursus, soit le premier cycle du secondaire. Et c’est ce que je voulais pointer ici : au lieu des deux « ordres » juxtaposés et étanches qui existaient sous la Troisième république, et même bien avant, d’un côté le primaire et le primaire supérieur, et d’un autre côté le secondaire des lycées, au lieu de cela disais-je, on n’a plus qu’une seule structure, qui est une forme d’« école unique », avec trois étages, trois degrés, des degrés parfaitement successifs, offerts à tous les élèves (potentiellement) : l’école primaire jusqu’à 11 ans, puis le collège à partir de la 6ème, puis le lycée à partir de la seconde. Ce qui admet deux paliers d’orientation : la fin du CM2, et la fin de la 3ème .

     

    Quelque chiffres pour qu’on se représente maintenant la situation récente :

    Source : Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la recherche, édition  2005, p. 19 :

     

    Tableau 2 : Nombre d’élèves en 1980 et en 2000

     

     

    Enseignement primaire

    Enseignement secondaire

    1980

    7 396 300 élèves 

    5 307 400

    2000

    6 552 000 élèves 

    5 613 000

     

     

    Suivons de plus loin les évolutions.

    Source : Annuaire statistique de la France. 1966. Résumé rétrospectif. 72ème vol. Nouvelle série, n° 14. Ministère d e l’économie et des finances. INSEE. Tableau XII, p. 139 :

     

    Tableau 3 : Nombre d’élèves de 1890 à 1940 : enseignement secondaire des garçons

     

     

             Garçons dans les lycées et collèges 

    1890

      83753 (dont 17058 dans les classes primaires)

    1900

      85538 (dont 28285 dans les classes primaires)

    1910

      96796 (dont 29801 dans les classes primaires)

    1920

    102262.

    1930

    128301 (dont 51164 dans les classes primaires)

    1940

    127055 (dont 40345 dans les classes primaires)

     

     

    Tableau 4 : Nombre d’ élèves de 1890 à 1940 : enseignement secondaire des filles

     

     

             Filles dans les lycées et collèges

    1890

      7043 (dont 3113 dans les classes primaires)

    1900

    13190 (dont 5987 dans les classes primaires)

    1910

    29685 (dont 12079 dans les classes primaires)

    1920

    43942 (dont 19134 dans les classes primaires)

    1930

    54644 (dont 24710 dans les classes primaires)

    1940

    79771 (dont 19154 dans les classes primaires)

     

    Sur la scolarisation des Filles, je renvoie aux travaux de R. Rogers, par exemple à la notice qu’elle a consacrée à cette question dans Une histoire de l’école, op. cit.

     

    Qu’en est-il de l’accès au baccalauréat du XIXe au XXe siècle ?

    Sources : Annuaire statistique de la France. 1966. Idem, Tableau XX, XXI, XXIIC p. 143 et 144 ; et Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, édition 2005, tableau 1 et 2, p. 221

     

    - En 1850, on a 3279 bacheliers es lettres ou philosophie ; et 868 bacheliers es sciences ou mathématiques.

    - En 1900, c’est désormais la seconde partie du bac (souvenez-vous des « deux bacs ») et on a   4457 bacheliers de la section philosophie, et 1190 bacheliers de la section mathématiques.

    - En 1950 (toujours la seconde partie du bac), il y a, en section philosophie : 17570 admis ; dans la section sciences expérimentales : 7291 admis ; dans la section mathématiques :  7587 admis ; et enfin, dans la section mathématiques et techniques : 1094 admis.

     

    Vous voyez qu’on est encore très loin des chiffres actuels. En voici une idée, si on fait le total du bac général (séries A = philo-lettres ; série B = économique et sociale ; série  C = mathématiques et sciences physiques ; série  D = mathématiques et sciences de la nature ; série D’ = maths et sciences agronomiques et techniques ; série E = mathématiques et techniques, on a  (je dis bien : bac général) :

    - En 1960 :   59287  admis

    - En 1970 : 138707  admis

    - En 1980 : 159769  admis

    - En 1990 : 247213  admis

    - En 2000 : 271155  admis

    Et dans le même temps, pour les séries technologie et séries professionnelles : en 1990, on a 112621 admis ; et en 2000 : 157778 admis.

    De 1960 à 1994, le nombre des bacheliers a été multiplié par 8, et celui des étudiants par 7.

     

    Un bon repère pour résumer l’énorme progression qu’on vient de constater : il y a plus d’étudiants en 1978 que de lycéens en 1948. Autre manière de le dire, le taux de scolarisation par classe d’âge : en 1950-51, seulement 50% des jeunes gens, garçons et filles de 14 ans allaient à l’école, mais en 1976-77, ils étaient 98% et 93,6%... Ici, il faut constater que ce progrès n’est pas seulement un effet de l’obligation jusqu’à 16 ans, puisque les jeunes gens de 17 ans étaient scolarisés à 27,7% en 1958-59, puis à 75,0% en 1984-85.

    Une autre évaluation de la même dynamique permet de dire que les enfants entre 2 et 22 ans sont scolarisés à 72,7% en 1971, mais à 91,5% en 1997 (voir aussi J.-P. Terrail, « L’essor des scolarités et ses limites », in La scolarisation de la France, dir. J.-P. Terrail, Paris, La Dispute, 1997, pp. 24 et suiv...). Sur ce plan il faut noter en amont l’essor de l’école maternelle, et en aval la prolongation de l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, on l’a vu. Bref, l’allongement moyen des cursus par individu dans les années 1960-70 est en moyenne de deux ans! Et entre 1983 et 1994, encore deux ans.

    Pour entrer un peu dans le détail, disons qu’il y a eu deux « cycles de croissance » - l’expression est  d’A. Prost (dans « L’éducation nationale depuis la libération », in Cahiers français, n° 285, p. 5). Avant la période de démocratisation proprement dite, de 1945 à 1958, les effectifs du 1er  cycle du second degré (alors encore dans les lycées) étaient déjà passés de 207000 à 376000 élèves : ils avaient donc presque doublé. Ensuite, le premier cycle de croissance est celui des années 1960 : de 1958 à 1968, les CEG et les CC passent de 514600 à 867600 élèves ; puis les  CES comptent en 1964 : 95700 élèves, et en 1968 : 760000 ; enfin les lycées comptent en 1968 : 806400 élèves. Le second cycle de croissance se produit dans les années 1980 : un nouveau choc, une nouvelle « explosion scolaire » qui fait suite au mot d’ordre lancé par J.-P. Chevènement, alors ministre de l’Education nationale, d’amener 80% d’une classe d’âge au niveau du bac. En fait, en 1950, on avait 5% seulement d’enfants d’une génération qui y parvenait, puis il y en avait 11% en 1960, 20% en 1970, 30% au début des années 80, et après ça s’accélère : 51,2% en 1992. C’est bien là le choc qui affecte cette fois le second cycle de l’enseignement secondaire.

    Ce qui change, avec l’explosion scolaire, c’est non pas que de nouvelles populations sont scolarisées, car elles le sont déjà toutes, ni même la croissance démographique liée au baby boom. C’est bien plutôt que, lorsque l’obligation scolaire est portée à 16 ans, et qu’ainsi sont créés le CEG, puis le CES, puis le Collège « Haby » (1975), l’accès au secondaire devient la règle commune. Voilà pourquoi la durée des études s’allonge continument pour tout le monde. Ce phénomène d’allongement de la scolarité est d’autant plus sensible qu’il s’applique également avant l’âge légal de scolarisation à 6 ans, donc dès 3 ans, en écol maternelle. La généralisation de la scolarisation pré élémentaire est du reste une spécificité française à laquelle tiennent beaucoup les familles (puisque c’est aussi un mode de garde des enfants pour les femmes qui travaillent).

     

    D’après ce qui précède, une question mérite toute notre attention, celle de savoir exactement quels sont les facteurs qui déterminent cette explosion. Car pour être clair, il faut bien comprendre que la massification n’est pas due seulement à l’offre provenant de l’Etat – même si, bien sûr, l’Etat rend la concrètement possible en multipliant les places scolaires. De même, on vient de le noter, la hausse de la natalité n’est pas une explication suffisante. En fait il y a autre chose à prendre en compte, qu’on n’a pas vu tout de suite à l’époque, et qui apparaît dans ce que je viens de dire : c’est, on le devine, la demande des familles, qui se développe en parallèle à l’offre de l’Etat. Nous retrouvons ici la dualité (complémentaire) essentielle de l’offre et de la demande, qui exige dans chaque situation un examen précis. Certes, il y a bien une augmentation de la natalité, car, de 1946 à 1973, il y a au moins 800000 naissances chaque année, contre moins de 650000 entre 1935 et 1940. Mais si la croissance scolaire est beaucoup plus forte encore, on l’a vu à l’instant (je redis : de 1948-49 à 1978, on est passé de 6,4M, à 13,3 M d’élèves), c’est bien à cause de l’intérêt que les familles portent à la scolarité. Ce sont d’abord les familles qui souhaitent prolonger la scolarité des enfants au delà de l’école primaire. La question à poser devient alors : d’où vient cette demande ? Et il y a à cela plusieurs réponses.

    D’abord, la situation économique. On est à l’époque de prospérité dite des « 30 glorieuses » (30 années de fort développement économique enclenchée par la reconstruction d’après-guerre) ; le niveau matériel des français s’améliore, ce qui se traduit par l’augmentation du pouvoir d’achat des familles, lesquelles n’attendent plus le salaire éventuel des jeunes, à 14 ans, pour avoir un peu plus d’aisance. On est à l’ère du « welfare state » et du confort ménager, qui libère les femmes de nombreuses tâches traditionnelles… A. Prost, dans l’Histoire générale de l’enseignement, op. cit., p. 21, note que de 1949 à 1976, le salaire des ouvriers a augmenté en moyenne 3,2 fois plus vite que les prix.

    Ensuite, les familles se tournent davantage vers l’école dans l’espoir que les enfants atteindront une position sociale, bénéficieront donc non pas uniquement d’un revenu mais aussi d’un statut meilleurs que le leur (d’où l’intérêt jamais démenti pour la fonction publique, qui assure en outre la sécurité de l’emploi). Cet espoir de promotion est typique des classes populaires de cette époque, qui font confiance à l’école publique et à la scolarisation (et elles ont raison…car, à cette époque des débuts de la Vème République, l’« ascenseur social » va assez bien fonctionner – contrairement à aujourd’hui !). Voilà pourquoi la scolarité à 14, 15 et 16 ans progresse fortement.

    (à suivre)


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