• Séance 8

     

    NAISSANCE DE LA RACIOLOGIE

     

     

    Je vais maintenant donner quelques indications sur la constitution de la raciologie aux XIXe  et XXe siècles.

    Pour commencer, j’indique que, sur ce sujet, le XIXe  siècle a rompu avec le XVIIIe. Car la notion de race, typique du XIXe siècle, exclut l’idée d’humanité unique et universelle qui avait été le propre de la pensée des Lumières. Cela dit, on pourrait aussi montrer (je l’ai fait ailleurs, dans un livre à paraître cet automne  - 2020 - et intitulé « La morale de l’Humanité »), que l’idée d’humanité unique a quand même été maintenue au XIXe siècle dans certaines (seulement certaines) conceptions morales élaborées, comme celles qu’on trouve dans quelques manuels de la « morale laïque » qui devait être enseignée dans les écoles primaires de la IIIème République.

     

    1) En parlant de raciologie je vise des spéculations de provenance scientifique (on pourrait dire : en provenance de certains laboratoires ou de certains terrains d’observation), des spéculations qui prétendent établir grâce à des données scientifiques la supériorité de certains peuples sur les autres en vertu d’une constitution naturelle, c’est-à-dire en vertu d’une loi de la nature. Associer la « raciologie » ainsi comprise à une approche et des conclusions scientifiques, cela paraîtra étrange tant nous savons aujourd’hui l’inanité de la notion même de race d’un point de vue scientifique. Mais justement, cette histoire peut nous faire comprendre que « la » science ne livre pas des vérités éternelles ; et elle en livre encore moins lorsque elle est asservie à des idéologies qui font d’elle un usage douteux, cela va sans dire. Disons que la science du XIXe  siècle semble justifier une raciologie convaincante (et qui a convaincu beaucoup de monde parmi les élites cultivées – j’ai parlé de Jules Ferry par exemple), tandis que la science contemporaine explique exactement l’inverse, à savoir le caractère absolument et définitivement erroné ou mensonger de la notion même de race. Aujourd’hui en effet, « la » science, en particulier la génétique des populations, ne se contente pas de contester l’idée de supériorité des races, elle abandonne la notion même de race, comme impossible à déduire de la constitution génétique des diverses populations vivant sur la terre. Disons ceci pour résumer : d’une population à l’autre, il n’y a pas tant de différences que nous le supposions jadis. Il y a moins de différence en moyenne entre deux populations qu’il y en a entre deux individus pris au hasard dans une même population. Voilà ce qui ruine l’idée de race. On n’y reviendra pas. C’est un acquis des sciences expérimentales modernes et, parmi elles, de la génétique.

    Cela étant dit, je ne peux cacher que le débat entre les tenants de la raciologie et ses adversaires est périodiquement ré-ouvert ; et, depuis un siècle, les premiers tentent souvent de refaire surface avec des arguments scientifiques nouveaux, que leurs opposants s’attachent alors à réfuter. C’est notamment le cas dans les années 1960-1970 quand on s’interroge sur les causes de l’échec scolaire de grandes masses d’enfants, et quand on constate ou croît constater, pour expliquer cet échec, que la mesure de l’intelligence (par le fameux test du Quotient intellectuel, QI), fait apparaître des différences significative par exemple entre les enfants issus des classes populaires (soi-disant inférieures) et les enfants issus des classes aisées (soi-disant supérieures). Même chose, dit-on, entre enfants blancs et enfants noirs ! On voit donc dans ce cas, sur ce terrain particulier de l’ « intelligence » (objet difficile à saisir parce que rien ne dit qu’il y ait un ou plusieurs gènes de l’intelligence…), se reconstituer la raciologie dont je parlais : il y aurait des races (même si le terme est tombé en désuétude), et, dans les races il y aurait des caractères naturels, innés, des caractères génétiques à l’origine de la supériorité des uns et de l’infériorité des autres… Je ne rentre pas dans ce débat, qui a eu lieu  dans une époque révolue (de ma jeunesse !) et qui, j’en suis persuadé, est toujours prêt à se réveiller… Pour celles et ceux que cette histoire intéresserait, je signale un livre de 1978 où l’on trouve une synthèse éclairante de ce débat, avec une conclusion orientée dans le sens de la critique marxiste : c’est James Lawler, Intelligence, génétique, racisme. Le quotient intellectuel est-il héréditaire ?, publié par les Éditions sociales (une entreprise du Parti communiste…).

     

    Remarque

    Quelques références auxquelles vous pouvez vous reporter pour travailler cette question de la raciologie comme question d’histoire des idées. Dans un bel ouvrage de synthèse consacré aux idées du XIXe siècle, Le XIXe siècle, Isabelle Poutrin, dir, Paris, Berger-levrault, 1995, je recommande deux articles :  Claude Blanckaert, « Le système des races », pp. 21-42 ; et Daniel Becquemont, « Le darwinisme social », , p. 91-110. On peut consulter également une étude nettement plus spécialisée, de Dominique Tombal, « Le polygénisme aux XVIIe et XVIIIe siècles : de la critique biblique à l’idéologie raciste », in Revue belge de philologie et d’histoire, t. 71, fasc. 4, 1993, p. 850-874. Et puis pour l’information sur l’histoire des sciences, voyez Patrick Tort, La pensée hiérarchique et l’évolution, Paris, Aubier, 1981.

    J’ai bien conscience que ces références sont assez datées. Je n’ai pas exploré ce sujet récemment. On pourra sans doute le faire sans moi, et je ne doute pas  qu’on trouvera d’autres études utiles  et intéressantes.

     

    2) Comment et pourquoi la notion moderne de race a-t-elle été introduite par (dans) les sciences naturelles ?

    Je signale d’abord que le mot race vient de loin. Il est déjà courant à la Renaissance. Avant le XIXe siècle et la Révolution, il désigne la noblesse qui, en se présentant elle-même sous l’angle de la pureté du sang, s’affirme détentrice légitime de certains privilèges, transmis en vertu de l’hérédité.

    On considère que le premier texte où apparaît le mot race dans son acception nouvelle est un article publié en 1684 dans le Journal des Sçavants intitulé « Nouvelle division de la Terre par les différentes espèces ou races d’hommes qui l’habitent ». Son auteur se nomme François Bernier (voir une analyse détaillée dans le livre d’Elsa Dorlin, La matrice de la race. Généalogie sexuelle et coloniale de la nation française, Paris, La Découverte, 2006, le chapitre 10 : « Généalogie du racisme »).

    A partir du XIXe siècle, la notion de race entre dans les sciences naturelles et prend le sens nouveau qui nous intéresse, car elle s’applique non plus à des castes privilégiées qui sont des catégories sociales, mais à des populations ou plutôt des peuples, apparemment distincts les uns des autres par nature cette fois, et surtout, que la nature situe à différentes niveaux sur le chemin de la civilisation - au sens d’un mouvement social et historique : les uns sont au plus haut niveau, les autres stagnent en dessous, un peu ou beaucoup, et peut-être sont-ils voués à y demeurer de par leur constitution naturelle.

    Comment se représente-t-on alors la cause de ces différences et de cette hiérarchie ?  Réponse : soit les humains proviennent tous d’un même socle naturel, d’un type commun, bref  ils ont tous même origine : c’est la conception dite monogéniste ; soit, pour les différents peuples, il existe différentes origines : c’est la conception dite polygéniste ; et c’est cette dernière qui amène la notion de race que nous connaissons et qui nous est toujours familière… Disons que la pensée polygéniste admet l’origine séparée des groupes humains, et ce faisant, elle promeut la notion de races distinctes et hiérarchisables. La race devient une subdivision tranchée et fixe du genre humain.

    Le conflit entre les deux doctrines opposées du monogénisme et du polygénisme (termes du XIXe siècle – C. Blanckaert, p. 23 dit que ce terme apparaît en 1857 exactement, mais je ne vois pas d’où il tire cette certitude), ce conflit, disais-je, est lui-même très ancien. On pourrait lui trouver des commencements bibliques. C’est dire aussi que chacune de ces problématiques a pu se transformer au cours du temps. Cependant, comme le montrent C. Blanckaert et D. Tombal, c’est aux XVIIe et XVIIIe siècles que la conception polygéniste commence d’être reprise ou refondée dans et grâce aux sciences naturelles (l’« histoire naturelle ») et à l’anthropologie, science naissante appuyée sur les nombreuses observations fournies par les voyageurs et les explorateurs (une littérature très prisée à l’époque des Lumières – les récits de voyage sont dans toutes les bibliothèques bourgeoises).

    Une bonne façon de saisir la divergence du monogénisme et du polygénisme, consiste à examiner la façon dont l’un et l’autre expliquent le phénomène de la variabilité des types humains, phénomène facilement constaté à la couleur de la peau, à la pilosité, etc. En gros, à cette époque, le monogénisme postule l’existence de variétés, et il explique l’apparition de ces variétés par l’action des circonstances climatiques ou bien encore par l’action des milieux et des modes de vie (la seconde explication va supplanter la première). Or, ainsi conçue, une variété est toujours réversible. Une variété peut dégénérer  -  c’est le cas  du « nègre » selon Armand de Quatrefages (dans un article de la Revue des deux mondes  du 1er mars 1843), mais il n’y a pas de « dégénération » éternelle, apparue une fois pour toutes. C’est comme un accident… qui peut être réparé. A. de Quatrefages dit exactement : «… le nègre est un blanc dont le corps acquiert la forme définie de l’espèce, mais dont l’intelligence toute entière s’arrête en chemin » (cité par C. Blanckaert, loc. cit., p. 25).  

    Je nuance : les professeurs du Musée d’histoire naturelle de Paris (fondé en 1793), qui sont Etienne Serres, Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et Armand de Quatrefages, élaborent et pratiquent la « théorie évolutive humaine » qui s’approche du polygénisme bien que leur pensée se réfère toujours au monogénisme ; ceci complique tout, j’en conviens. Peu importe. Pour les monogénistes, par delà les différences des variétés existantes, il y a du commun. Voilà ce qu’il faut retenir. C’est ainsi que réfléchit le très célèbre naturaliste (entre autres spécialités !) Buffon, en 1749, dans son Histoire des animaux. Buffon a par ailleurs livré une définition de l’espèce très importante, basée sur le critère de l’interfécondité  - toujours admis aujourd’hui : si on peut se reproduire avec un autre individu, c’est qu’on appartient, lui (ou elle) et moi, à la même espèce !

    Le polygénisme en revanche, dominant au XIXe siècle, refuse l’idée de variété ainsi comprise et il lui substitue l’idée de race, entendue comme une réalité héréditaire et fixe, non réversible par conséquent. La conception polygéniste ne conçoit pas une unité de l’humanité sur laquelle des circonstances extérieures pourraient agir mais sans la modifier fondamentalement. Elle n’admet donc pas que l’organisme (l’« organisation ») soit susceptible de se transformer à raison de sa plasticité. La raciologie, dans son fond, affirme, je le redis, qu’il existe sur la terre, dans le monde humain,  non pas des variétés mais des races avec des origines séparées. Une race se définit alors par l’hérédité de ses caractères tant physiques que mentaux, qui sont des caractères fixes.

    On a donc là une vision différentialiste et fataliste. En plus, logiquement, cette vision réserve le progrès et la civilisation aux seules races supérieures, les races blanches évidemment (c’est donc le contraire, sur ce point, de l’idée de perfectibilité du XVIIIe siècle !). Dans l’optique polygéniste, les races ne sont pas toutes également destinées à vivre dans un contexte de civilisation.

    Conséquence : la notion de dégénération, à laquelle je faisais allusion plu haut, a un sens très précis dans chacune des problématiques. Dans l’optique monogéniste il n’y a pas à proprement parler de races dégénérées définitivement. Les races inférieures sont seulement en devenir. Mais avec le polygénisme, la dégénération n’est plus l’indice d’une plasticité de l’organisme (qui s’adapte et se transforme au gré des circonstances extérieures), elle est bien davantage un symptôme de crise physique possiblement mortelle, donc, sur ce plan, sans retour.

     

    Voici un texte typique de cette conception racialiste pour ne pas dire purement et simplement raciste. L’auteur en est Jean-Jacques Virey. Ce texte est extrait de son Histoire naturelle du genre humain, publiée en 1799 (cité par C. Blanckaert, loc. cit., p. 35).

     

     

    En résumé, il faut comprendre que les naturalistes du XVIIIe siècle ont en général approuvé l’idée de l’unité de l’homme, puis qu’au XIXe siècle, cette thèse a cédé la place à la thèse inverse, celle d’une humanité divisée et hiérarchisée. Dans la première option, il y a bien les races « inférieures » mais comme je l’ai laissé entendre, « inférieur » signifie seulement en devenir. Par exemple, comme dit l’un des vulgarisateurs de Buffon, Flourens : dans ces races, « l’intelligence est à l’état latent ».

    Autre exemple, dans le domaine qu’on n’appelle pas encore psychiatrique (le domaine des « aliénistes ») et qui concerne l’enfance, on trouve l’idée que les dégénérescences sont des « déviations maladives du type normal de l’humanité », qui, lui, est créé par dieu. Je cite en l’occurrence les travaux de Bénédict-Augustin Morel, notamment son Traité des dégénérescences physiques, intellectuelles et morales de l’espèce humaine, de 1857, et  son Traité des maladies mentales, de 1860. Ces déviations, poursuit Morel, sont dues au péché originel et se transmettent par l’hérédité (toutes choses aberrantes pour nous, au XXIe siècle !) et surtout elles sont progressives, donc s’aggravent de génération en génération jusqu’à la déchéance totale par stérilité. Selon Morel, toutes les dégénérescences ne sont pas héréditaires, certaines sont acquises (par les intoxications, des affections morbides ou autres.), mais elle se transmettent à leur tour. En plus, les transmissions ne sont pas forcément « similaires » : « Des parents hystériques, hypocondriaques, épileptiques, procréeront des enfants aliénés et réciproquement ». Pour préciser, disons que Morel fait intervenir l’hérédité en rompant avec la notion individuelle, anatomo-pathologique. Il considère a) que la dégénérescence menace la race entière ; et b) qu’elle se transforme dans la transmission : à chaque génération, chaque stade aggrave le stade antérieur (voir Anne Carol, Histoire de l’eugénisme en France. Les médecins et la procréation, XIXe –XXe  siècle, Paris, Seuil, 1995, pp. 90 et suiv.).  C’est ce qui va changer avec la théorie de l’évolution de Darwin (De l’origine des espèces…, 1859), car alors la nouvelle manière de concevoir ces choses consiste à dire  que, dans le cours de l’évolution, il y a certes des progrès mais qui sont accomplis et qui profitent aux plus « forts ». 

    Je rentre un peu dans les détails pour qu’on aperçoive la complexité des problématiques en question, qui, chacune en son genre, n’est pas très flatteuse pour les humains non blancs et « civilisés ». Monogénisme et polygénisme s’opposent, oui, il faut y insister puisque c’est une clé de compréhension. Mais… les deux s’entendent à valoriser la conscience et les mœurs des européens, disons de l’occident en général.

    La seconde option, polygéniste est soutenue au XIXe siècle par le non moins fameux Cuvier (mort en 1832), mais elle peut aussi bien renvoyer à Voltaire quelques dizaines d’années plus tôt. Fixité des espèces et diversité des origines sont en effet parmi les arguments de l’Essai sur les moeurs et l’esprit des nations, de 1756. Voltaire distingue en l’occurrence sept espèces : les blancs, les nègres, les Albinos, les Hottentots, les indigènes de la zone polaire, les chinois et les autochtones américains (voir D. Tombal, loc. cit., p. 862).

    De ce point de vue, une théorie comme celle de Lamarck, le « transformisme » (ancêtre de l’évolutionnisme de Darwin – Lamarck est mort en 1829) est inadmissible, parce qu’elle imagine par exemple, et ceci fait scandale, la dérivation du singe en homme !

     

    3) Comment l’intelligence va-t-elle prendre pace dans ce débat ? C’est très simple : le déficit intellectuel (que mesure le test de QI inventé au début du XXe siècle par Alfred Binet et Théodore Simon – voir cours de 2016, séance 5) s’inscrit très exactement dans cette vision différentialiste et hiérarchique qui aboutit à mettre certains peuples à une place inférieure par rapport à l’humanité blanche.

    Dans la première moitié du XIXe siècle, en outre, on met en avant certains facteurs irrationnels à la base des comportements humains. Ces facteurs sont des instincts, ou des « penchants », que l’on comprend comme des capacités psychiques exercées par des organes. D’où la technique d’observation du crâne, censé révéler la présence de tels organes, qui seraient des parties du cerveau. Ce genre d’observation et d’étude, c’est que proposent d’effectuer les disciplines, très courues dans les années 1830-1840, de la physiognomonie et de la phrénologie (il y a même eu un véritable engouement pour les têtes des condamnés à mort guillotinés. Joyeuse époque !)

     

    4) Un mot, pour finir, sur le darwinisme social.

    Je me suis efforcé ici de décrire les fondements du mouvement de culture dans lequel est admise la notion des races et de la hiérarchie des races. Est-ce suffisant pour arriver jusqu’au racisme et à l’antisémitisme nazi ? Non, il manque un maillon essentiel : le « darwinisme social ». Précision capitale : en utilisant cette expression, on ne désigne certainement pas l’œuvre de Darwin, la science de l’évolution, qui est une très grande avancée dans l’histoire des sciences du vivant. On désigne autre chose : une extrapolation idéologiques qui se produit non pas d’ailleurs sur la base de cette science mais sur la base d’un des attendus de l’hypothèse de Darwin, à savoir la sélection  naturelle, la lutte pour la vie (struggle for life pour expliquer que certaines espèces l’emportent sur d’autres et continuent à vire alors que d’autres disparaissent).

    En quoi consiste cette extrapolation (non scientifique, ai-je besoin de le redire ?) Elle consiste à passer d’un concept des relations entre espèces et entre les espèces et leur milieu d’existence, à un concept des rapports et de la compétition entre individus dans une même espèce, et ensuite à un concept des rapports et des conflits entre les nations. Voir l’article de D. Becquemont (« Le darwinisme social », loc. cit.  p. 99. On trouve sur le Web bien des commentaires éclairants sur ce sujet… j’ai juste regardé l’article de Wikipédia, qui m’a paru assez bon et bien informé).

    A cela se rattache une autre théorie, l’eugénisme, qui porte et justifie le projet de la sélection des individus aptes et du rejet ou de la limitation des individus inaptes. Cette idée, défendue à l’origine par un cousin de Darwin, Francis Galton (1822-1911), a suscité beaucoup d’espoirs d’amélioration de l’espèce humaine (augmenter le nombre d’enfants issus des meilleurs « souches ») avant d’apparaître pour ce qu’elle est : une honteuse pratique de discrimination. C’est d’ailleurs ce genre d’approche qui est à l’origine de pratiques de stérilisation visant les « noirs », pratiques qui ont eu cours aux USA à partir des années 1930 (en même temps que des limitations des courants d’immigration – mais Galton n’envisageait que des mesures positives du genre de l’incitationau mariage pour les sujets issus des meilleures souches) et aussi… du programme hitlérien de mise à mort des handicapés et des malades mentaux (l’Aktion T4 qui a eu pour résultat : 70 000 assassinats environ, avant et pendant la Seconde guerre !).

     

    Voici un extrait d’un texte de Vache de Lapouge, , de 1926 ; mis en contrepoint de l’article de D. Becquemont, loc. cit., p. 104.  

      

      

    La suite à l’automne : après cette longue entrée en matière qui est passée par la France, nous aborderons les idées et les pratiques nazies

     


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